L’enquête ouverte contre un policier genevois qui avait fait usage de son arme lors d’une intervention pour un cas de violence conjugale en 2019 a été classée. Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, le Ministère public estime que l’agent était dans une situation de légitime défense lorsqu’il a tiré sur un homme armé qui venait de blesser sa femme. Agé d’une cinquantaine d’années, l’homme était décédé des suites de ses blessures. Ses proches n’ont pas contesté les conclusions du parquet genevois.

L’enquête menée par la brigade criminelle éclaire quelques pans du drame qui s’est déroulé le 16 décembre dernier au petit matin, dans un immeuble de l’avenue Industrielle à Carouge. Alertés par les voisins qui signalent une violente querelle domestique, deux policiers se rendent sur les lieux. Alors qu’ils s’apprêtent à rentrer dans l’appartement concerné, ils se retrouvent face à un homme armé qui tente de prendre la fuite et fait feu à courte distance dans leur direction. L’un des agents riposte par un tir qui se révélera fatal, malgré l’intervention rapide des secours.

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A l’origine de cette dramatique dispute conjugale: une rupture annoncée quelques jours plus tôt par la compagne du défunt. Ce dernier n’a visiblement pas supporté cette décision, connue pour être un moment hautement risqué dans l’engrenage de la violence conjugale. A la suite de cette annonce, l’homme «a pris diverses dispositions pour régler sa succession et rédiger des lettres d’adieu à ses proches, précise le communiqué du Ministère public. Après avoir attiré son ex-compagne dans l’ancien domicile conjugal, il lui a fait subir des violences et a notamment fait feu sur elle à deux reprises, l’un des tirs l’ayant atteinte et blessée au bras.» Le décès mettant fin à l’action pénale, la procédure visant le défunt a été classée.

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