Deux jours après le drame qui a endeuillé Montreux, le mystère demeure sur les causes de la chute du septième étage de cinq membres d’une famille, dont quatre sont décédés. La piste complotiste, sur fond de survivalisme, semble néanmoins être privilégiée par la police, selon nos informations. On commence également à en savoir plus sur le parcours du père, dont le profil LinkedIn a été consulté par le quotidien 24Heures. Ce Français de 40 ans s’y présente comme «consultant indépendant en billetterie».

Lire aussi: Drame de Montreux: la piste complotiste évoquée

Sur le réseau social professionnel, l’homme détaille un CV fourni. Au début des années 2000, il est élève à la prestigieuse Ecole Polytechnique de Paris, qui forme la crème des ingénieurs français. Il travaille ensuite comme cadre, voire haut cadre informatique, dans plusieurs ministères français, dont celui des Affaires étrangères. Pour une raison inconnue, en 2013, il quitte l’administration française afin de venir développer des systèmes au sein d’une entreprise lausannoise, spécialisée dans la billetterie en ligne, notamment pour les grands événements. C’est peut-être dans ce cadre qu’a été prise la photo de son profil LinkedIn, le montrant dans l’enceinte du Stade de France, lors de l’Euro2016 de football. Trois ans plus tard, l'homme devient indépendant.

Les deux femmes étaient médecins

Le Français fait partie des quatre personnes retrouvées mortes au pied de l’immeuble du centre-ville montreusien, avec son épouse, sa belle-sœur, et sa fille de 8 ans. Grièvement blessé, le garçon de 15 ans est aujourd’hui «stabilisé» à l’hôpital. Les deux femmes travaillaient comme médecins. La mère était dentiste et sa sœur jumelle ophtalmologue. Cette dernière est une ancienne cheffe de clinique universitaire aux HUG, à Genève. Les deux femmes avaient également créé ensemble une société active dans l’immobilier à Paris, indique encore 24Heures.

Selon différents témoignages de voisins, la famille s’était fait livrer ces derniers temps de très nombreux colis, quotidiennement, comme pour faire des réserves, et s’était renseignée sur la présence d’abris anti-atomiques.