En présentant un ticket exclusivement masculin, la droite fribourgeoise a-t-elle enclenché la «machine à perdre» en vue du second tour de l’élection au Conseil d’Etat, agendé le 28 novembre? Même si le camp bourgeois semble bien placé pour conserver sa majorité gouvernementale, la question n’est pas illégitime. Car, ces dernières années, dans le sillage de la grève des femmes, la population du canton a poussé les candidatures des femmes. Les élections communales de mars dernier ont ainsi été frappées par la «vague rose», avec pour la première fois un Conseil général (parlement) de la ville de Fribourg à majorité féminine. Sans oublier qu’avec la récente élection de la centriste Isabelle Chassot au Conseil des Etats, la délégation fribourgeoise aux Chambres compte six femmes sur neuf parlementaires.