Valais

La dure réalité des lanceurs d’alerte valaisans

L’affaire Rossier relance la question de la protection des lanceurs d’alerte en Valais. Si le Conseil d’Etat affirme qu’il ne les punit pas, la réalité semble tout autre

«Le Conseil d’Etat ne punit pas les lanceurs d’alerte!» Président du gouvernement valaisan, Roberto Schmidt semble obligé de confirmer, fin août dans Le Nouvelliste, que les employés d’Etat qui dénoncent des anomalies au sein de l’administration cantonale n’encourent aucun risque. Depuis plusieurs années les affaires se multiplient dans le canton, ébranlant les autorités. A la base de plusieurs de ces révélations, des lanceurs d’alerte qui dénoncent des dysfonctionnements.

Dernier exemple en date, qui a provoqué les déclarations de Roberto Schmidt: l’affaire Rossier, du nom de l’ancien chef du Service cantonal de l’environnement, qui, en marge de son départ, a transmis de nombreux documents à l’Inspection cantonale des finances et à la Commission de gestion du parlement, pour mettre en lumière des dysfonctionnements au sein du Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement. A l’interne de l’administration, nombreux sont ceux qui ne prennent pas les propos du président du gouvernement au pied de la lettre, mais font tout le contraire. Et l’attitude du Conseil d’Etat semble leur donner raison.