Elections fédérales

Etat d’urgence organique au PDC

La non-réélection de Filippo Lombardi oblige la direction du parti à trouver une perle rare pour prendre la présidence du futur et ambitieux groupe du centre

Plusieurs partis ont des postes décisionnels à repourvoir. Mais, de tous, c’est le PDC qui se trouve dans la position la plus inconfortable. Il doit se dénicher un nouveau chef pour succéder à Filippo Lombardi, qui n’a pas été réélu et dont le mandat expire le 2 décembre, pour prendre la direction du groupe du centre, auquel appartiennent aussi les élus du Parti évangélique et du PBD. Le PDC doit rapidement trouver une solution. La direction du parti s’est mise tout de suite au travail pour régler la marche à suivre d’ici à la séance constitutive du groupe du centre, vendredi à Berne.

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Plusieurs scénarios sont possibles. Par exemple, une présidence intérimaire exercée par le vice-président du groupe, le conseiller national lucernois Leo Müller, ou par le leader de la délégation au Conseil des Etats, le Soleurois Pirmin Bischof. Mais comme le président du parti, Gerhard Pfister, est un homme alémanique, la responsabilité du groupe devrait revenir de préférence à une femme latine expérimentée. Or, les démocrates-chrétiens n’ont pas cette perle rare dans leurs rangs.

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Une Lucernoise polyglotte?

On peut donc imaginer une femme alémanique. Par exemple, la Thurgovienne Brigitte Häberli-Koller. Toutefois, selon le tournus prévu, elle devrait prendre la présidence du Conseil des Etats en décembre 2022. D’autres possibilités sont la Bâloise Elisabeth Schneider-Schneiter ou la Lucernoise Andrea Gmür-Schönenberger, qui passe au Conseil des Etats après avoir siégé quatre ans au Conseil national et est parfaitement polyglotte – elle a enseigné le français et l’anglais au niveau gymnasial pendant vingt ans. «Il faut en tout cas une présidence forte capable de diriger la maison et ayant ses entrées dans les autres partis si nous voulons que le groupe du centre joue son rôle», fait remarquer le vice-président du PDC, Charles Juillard.

Il y aura aussi du changement chez les Verts. Le chef du groupe, Balthasar Glättli, est pressenti pour succéder l’an prochain à Regula Rytz à la tête du parti national. Il lui faudra un successeur, vraisemblablement une femme. Les Verts doivent aussi décider cette semaine s’ils présentent une candidature pour le Conseil fédéral. Au PS, la course à la succession de Christian Levrat est désormais ouverte. Plusieurs femmes alémaniques paraissent intéressées. L’une d’elles, Min Li Marti, est la compagne de Balthasar Glättli. Une coprésidence entre une femme alémanique et un homme romand qui serait le Valaisan Mathias Reynard, est aussi évoquée. Quant à l’UDC, elle doit trouver quelqu’un pour occuper le fauteuil de président du Conseil national dans un an. Le candidat pressenti, le Grison Heinz Brand, n’a pas été réélu.

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