Les écarts salariaux se sont légèrement atténués l’an dernier dans les grandes entreprises suisses. En termes de redistribution, les membres de la direction générale continuent de se tailler la part du lion, alors que les salaires minimums stagnent, déplore le syndicat Unia dans une étude.

L’an dernier un top manager gagnait environ 39 fois plus qu’un employé de la classe salariale la plus basse, contre 43 fois plus en 2010, selon l’étude publiée jeudi. Unia a analysé les rapports d’activités des 41 plus importantes entreprises cotées à la Bourse suisse. Les sociétés en question ont vu leurs bénéfices cumulés diminuer l’an dernier d’un tiers pour atteindre 56 milliards de francs.

UBS arrive en tête du peloton des plus grands écarts salariaux avec un écart de 1 à 113, malgré une réduction de la différence de 18,9% par rapport à 2010. Le numéro un bancaire helvétique devance son concurrent Credit Suisse dont le rapport est de 1 à 107 (-44,2%) et Novartis avec un rapport de 1 à 104 (+27,3%). Le groupe de confection schwyzois Charles Vögele enregistre pour sa part l’augmentation de l’écart salarial la plus importante en 2011 (+51%). Il affiche un rapport de 1 à 38. (ATS)