Il s’en est fallu de peu. Mais la loi sur la surveillance des communications (LSCPT) pourra entrer en vigueur. Les référendaires ne peuvent que constater leur échec: ils ne sont pas parvenus à déposer les 50’000 signatures exigées pour pouvoir porter la question devant le peuple.

Jeudi soir, la Chancellerie fédérale était prête à rester ouverte jusqu’à minuit pour leur permettre de déposer les derniers paraphes. «Nous avons fait le point à 22 heures. Quelques centaines de signatures sont encore arrivées dans la soirée mais le compte était loin d’y être et nous avons alors décidé de nous en tenir là», reconnaît Jorgo Ananiadis, du Parti Pirate.

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Le référendum échoue donc sur le fil. Le comité référendaire, composé des sections jeunes de l’UDC, du PLR, des Verts libéraux, du Partit Pirate suisse ainsi que d’autres organisations comme Opération Libero, a certes récolté près de 55’000 signatures. Mais toutes n’ont pas été validées à temps par les communes. Dans l’après-midi, il manquait encore quelques milliers de signatures. Les référendaires ne se faisaient pas d’illusions mais ils ont tenu à continuer l’exercice, par respect pour les bénévoles qui se sont mobilisés.

Les référendaires estiment que la LSCPT va trop loin et qu’elle est un risque pour le respect de la sphère privée. Ils craignent plus spécialement l’utilisation de logiciels espions par les autorités de poursuite pénale. Cet outil leur permettra dorénavant d’infiltrer les ordinateurs afin de surveiller les communications numériques.

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Suite à la session parlementaire du printemps dernier, c’est le second référendum qui échoue. Mercredi, un comité citoyen contestant le développement de l’armée suisse (DEVA), a également reconnu son échec à la veille du délai légal.