A Lucerne, quelque 800 antifascistes ont protesté lundi contre la présence d'extrémistes de droite sur le Grütli. Pris à partie à l'issue du rassemblement, un extrémiste de droite a été légèrement blessé. Les manifestants, parmi lesquels figuraient de nombreux jeunes, se sont mis en mouvement vers 14 h. Auparavant, les organisateurs du «Rassemblement pour un Brunnen multicolore» les avaient exhortés au calme et à ne pas se laisser provoquer par «les flics ou les nazis». Un tiers des participants étaient cagoulés. Arborant des drapeaux noirs et rouges et transportant un cercueil noir, le cortège en a appelé à la solidarité internationale. Il ne faut pas laisser le Grütli aux fascistes, ont-ils également scandé. Le cortège s'est dispersé vers 16 h, après avoir traversé notamment le Seebrücke et la vieille ville. La police encadrait le rassemblement, et la circulation avait été limitée au centre-ville. Hormis un incident en gare de Lucerne à l'issue de la manifestation, la police n'a pas relevé d'incident majeur. Un arrêt de bus a été endommagé.

A Winterthour, le discours de Christoph Blocher a été perturbé par des manifestants qui ont notamment lancé des fusées. Plusieurs personnes ont été arrêtées, et la police a bouclé le périmètre de la fête.

A Brunnen (SZ), malgré l'interdiction de manifester, entre 800 et 1000 extrémistes de droite ont défilé lundi vers 16 h 30 dans la rue qui mène à la gare, agressant des photographes. Les extrémistes ont scandé des slogans comme «la Suisse aux Suisses» et «les étrangers dehors». Ils ont aussi lancé des pierres aux différents photographes présents. La police, cachée dans les rues avoisinantes, n'est pas intervenue. Les manifestants se sont dispersés vers 17 h devant la gare. Ils revenaient de la prairie du Grütli.

A Wiesendangen (ZH), près de Winterthour, quelque 6000 personnes se sont retrouvées lundi pour la Journée nationale de prière. Les participants ont demandé à Dieu son soutien pour le pays.