Le Temps: Dès 2008, les inspecteurs seront remplacés par des directeurs au primaire pour rendre les écoles plus autonomes. Est-ce bien raisonnable dans un canton déchiré en deux camps pédagogiques?

Charles Beer: Il ne s'agit pas de laisser le libre arbitre aux écoles sur les options pédagogiques. Nous faisons un effort de centralisation: toutes les écoles sont soumises à des programmes communs et toutes sont tenues d'évaluer les élèves avec des notes. Cela dit, tous les établissements ont une identité, il faut leur permettre d'exister. Notamment en mettant sur pied leur propre projet pour aider les élèves en difficulté.

A l'avenir, on donnera aux établissements un chèque qu'ils affecteront en fonction de leur contrat d'école.

- Mais pour l'heure, l'école genevoise n'a pas d'option pédagogique claire. Les notes feront leur retour à la rentrée 2007, seront-elles accompagnées de nouveaux programmes?

- Le 24 septembre, les Genevois n'ont pas voté sur le contenu des programmes, même s'ils ont exprimé indirectement une volonté

de changement. Les modifications fondamentales interviendront dans le cadre du plan d'études romand. En attendant, Genève devra revoir ses objectifs d'apprentissage actuels par des programmes annuels.