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Des économies et des coupes au programme de l’Entente genevoise

Les cinq candidats PLR et PDC au Conseil d’Etat ont présenté leurs engagements de législature en 20 points. Réalisables uniquement si les Genevois leur donnent une majorité nette le dimanche 15 avril

«On compte sur le vote de dimanche pour pouvoir faire ce que l’on avait dit que l’on ferait et que l’on nous a empêchés de faire: des coupes.» Pierre Maudet n’a pas pris de détour, lors de la présentation des 20 engagements de législature de l’Entente genevoise. Un programme qui se base notamment sur ce constat: à Genève, les coûts de l’aide sociale ont explosé de 37% lors de la dernière législature, alors que les revenus ont crû de 12%. «Si cela continue, on va droit dans le mur», a conclu le PLR.

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Le conseiller d’Etat est en lice pour sa réélection tout comme les PDC Serge Dal Busco et Luc Barthassat. Ils étaient accompagnés par les PLR Nathalie Fontanet et Alexandre de Senarclens pour une photo de famille de «la seule liste qui est partie unie dès le premier tour», a lancé en ouverture de conférence de presse le président ad interim du PLR, Adrien Genecand.

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Coupes dans les subsides

Parmi les 20 points présentés, une bonne part est basée sur des économies. L’augmentation constante des subsides à l’assurance maladie est dans le viseur. Tout comme l’aide au logement, passée de 35 à 45 millions de francs. Les candidats de l’Entente misent également sur le numérique pour rendre l’administration plus efficace et faire de Genève un centre international de régulation du domaine. La création d’un fonds pour l’innovation numérique est promise.

Comme «les baisses d’impôts créent de la richesse pour la collectivité», selon le président PLR, des allégements sont prévus, notamment pour les parents dont les enfants fréquentent une crèche, pour les «proches aidants» qui apportent du soutien à des aînés et pour les 3000 personnes qui assurent, via l’impôt sur la fortune, un tiers de l’ensemble des revenus cantonaux.

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Le reste est connu: favoriser l’accession à la propriété, contenir l’augmentation des coûts de la santé en améliorant la collaboration entre les HUG et les cliniques privées, étendre et simplifier les horaires d’ouverture des magasins. Concernant les transports, l’Entente semble particulièrement optimiste. La traversée du lac, soutenue en votation populaire, serait financée par la prolongation «de 10 à 15 ans» de la ligne annuelle de crédit de 80 millions de francs, actuellement dévolue au CEVA, infrastructure qui doit être inaugurée fin 2019, a assuré Luc Barthassat. De quoi permettre de payer en parallèle le développement des transports publics.

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