«Les parachutes dorés doivent être interdits», déclare Gerold Bührer dans une interview parue lundi dans le quotidien Berner Zeitung. Le patron de l’association faîtière de l’économie se déclare aussi prêt à soutenir l’abrogation de la représentation du droit de vote d’organes et d’actions en dépôt.

S’il ne révèle pas d’autres concessions possibles, le Schaffousois se montre plus disert sur les points non négociables à ses yeux. Pas question d’interdire le droit de vote aux actionnaires non inscrits au registre («nominee»).

«Nous ne voulons pas non plus d’une lex services financiers», avertit M.Bührer. Quant à l’élection annuelle des conseillers d’administration, elle est «douteuse». Et les votes consultatifs doivent rester possibles.

Les chances de trouver une solution consensuelle semblent donc minimes pour l’heure. Les milieux bourgeois travaillent pourtant à un «nouveau compromis», malgré le front uni UDC-gauche en faveur du contre-projet. Les discussions battent leur plein, «je n’aimerais pas spéculer sur les points où l’on pourrait céder», a dit Gerold Bührer.