Economiesuisse désamorce les critiques sur sa campagne après le succès de l’initiative contre les salaires abusifs qu’elle combattait. Selon son directeur Pascal Gentinetta, economiesuisse s’est retrouvée contre son gré dans la position de Goliath contre David.

«Ce n’est pas nous qui avons cherché à nous mettre sous les feux de la rampe, a déclaré Pascal Gentinetta à l’ATS. Je constate simplement que les ténors des partis bourgeois ont été moins visibles que dans d’autres campagnes de votations. Par leur absence, notre campagne s’est retrouvée au centre de toutes les discussions.»

La faîtière de l’économie n’en a pourtant pas fait plus que d’habitude. «Nous avons réalisé le même travail que lors d’autres votations. Il en est de même du budget, dont le montant - entre 5 et 8 millions, les comptes étant en cours de bouclement - est comparable à ceux d’autres campagnes telles que celle contre l’initiative de l’ASIN, le texte fiscal du PS ou en faveur des bilatérales.

«Notre engagement financier était alors aussi substantiel, voire plus élevé, que contre l’initiative de Thomas Minder. Mais personne ne s’en est offusqué», affirme Pascal Gentinetta.

Le PLR écarte les reproches

Le PLR n’accepte pas ce constat. «Selon presque tous les sondages, nous sommes le seul parti bourgeois dont la base a tenu le cap durant l’entier de la campagne», répond le parti en rejetant les reproches d’economiesuisse.