«Dès la première réunion de parents, nous avons eu le sentiment que notre fils était un poids pour l’institution, raconte Mirko*, fébrile. Très vite, l’enseignante nous a suggéré un placement en classe spécialisée.» C’est un père éreinté, déçu, qui sort d’un long parcours du combattant. Voilà trois ans qu’il bataille, aux côtés de son épouse, pour offrir un «futur digne» à son fils hémiplégique âgé de 9 ans. Né prématuré, Edin* est partiellement paralysé du côté droit, il peut se servir de son bras mais pratiquement pas de sa main.

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