Transports

Elan franco-suisse pour les trains de nuit

En plein débat climatique, plusieurs mouvements, en Suisse et à l’étranger, demandent la résurrection des liaisons ferroviaires nocturnes, rares en Europe de l’Ouest. Isabelle Chevalley est au front

Même Simonetta Sommaruga est prête à aller dans cette direction: en réponse à une interpellation de Jürg Grossen (PVL/BE), le Conseil fédéral fait savoir que la «cheffe du DETEC [ndlr: le Département fédéral des transports] est disposée à aborder la question des liaisons par train de nuit» avec les CFF, dont la Confédération est propriétaire. Cette annonce date du 29 mai. Elle intervient dans un contexte de mobilisation en faveur de la résurrection des liaisons ferroviaires nocturnes entre la Suisse et les régions voisines. Ces services existent toujours dans la partie orientale du pays grâce à l’engagement d’une compagnie ferroviaire: les Chemins de fer autrichiens (ÖBB), qui n’ont jamais délaissé ce terrain et même repris l’exploitation des lignes naguère exploitées par Deutsche Bahn, pour assurer des correspondances au départ de Zurich en direction de Vienne, Graz, Budapest, Hambourg et Berlin. A l’ouest, par contre, c’est le désert. Le dernier Talgo a relié Zurich à Genève et Barcelone en 2012 et la liaison Genève-Rome a été supprimée il y a quinze ans.

Sur nos blogs: Benoît Gaillard: qui a tué les trains de nuit?