Un coup dans le vide, un deuxième tour pour le débat ou une vraie alternative pour l’électorat? A quelques heures du dépôt des listes, la question du deuxième tour qui agitait le Valais semble déjà bien essoufflée. L’écologiste Marylène Volpi Fournier, qui a récolté 16% des suffrages, renonce à se lancer. Trop peu de conditions sont réunies et une femme est en bonne place, invoque-t-elle. Du coup, c’est l’indépendant Eric Felley, qui se retrouve bredouille, «orphelin de deux femmes qui auraient pu changer les choses». Marie-Françoise Perruchoud-Massy, celle qui aurait pu représenter une menace pour le siège PDC de Jacques Melly dans le Valais central, avait déjà décliné son offre de prendre une place sur le ticket Felley. Dans ces conditions, le journaliste-candidat ne voit plus de justification à la bataille. «Je ne vais pas faire un tour de piste tout seul, ce serait une gaudriole», commentait-il hier soir, un peu dubitatif, aussi, devant le retrait de la candidate verte. «Elle a dû subir des pressions.» Alors que les Jaunes renoncent à lancer la candidate Graziella Walker Salzmann, tout repose désormais sur la décision de l’UDC Franz Ruppen. Le président du parti, Oskar Freysinger, lui a publiquement recommandé de ne pas persévérer, appelant plutôt à capitaliser sur ce bon résultat. Mais le Haut-Valaisan dira aujourd’hui s’il dégaine contre la socialiste en passe de devenir la première femme au gouvernement valaisan, aux côtés de Jean-Michel Cina (PDC), Maurice Tornay (PDC), Jacques Melly (PDC) et Claude Roch (PLR).