Si les élections communales devaient révéler une tendance significative sur l'évolution politique du Valais, sans doute celle-ci se lirait-elle aussi et surtout dans les villes. Le canton s'urbanise. Sur bientôt 300 000 habitants, (la population a progressé de 9,6% depuis 2000), plus de la moitié vit en plaine, dans les grands bourgs et les agglomérations. Le poids des villes doit dès lors peser davantage dans l'arithmétique électorale.

L'UDC moins fougueuse qu'en 2004

A un mois des scrutins qui offriront des données réactualisées sur la force sociale des partis, et quoique la campagne pour les communales ait largement été éclipsée par le démarrage vif et précoce de la campagne pour le Conseil d'Etat, en mars 2009, l'agitation gagne les électeurs de part et d'autre de l'échiquier politique.

L'UDC apparaît moins fougueuse qu'en 2004, toutefois. Elle avait alors copieusement alimenté sa campagne avec le débat sur les naturalisations facilitées. Le parti agrarien fait, en somme, moins peur que prévu et manque singulièrement de personnalités dans ses rangs. Les élections donneront un signal de son enracinement en plaine.

Les forces de gauche, qui ont lentement confirmé leur progression en Valais sont appelées, sinon à se renforcer légèrement, tout au moins à confirmer leur implantation. En filigrane aux enjeux proprement électoraux des scrutins du 12 octobre, l'épaisseur des Conseils communaux valaisans traduit encore un enjeu essentiel: celui de l'amaigrissement et, le cas échéant, de la professionnalisation des exécutifs.

Pluralisme idéologique?

Monthey a osé la cure minceur (lire ci-dessous). A Sion, le tout-puissant PDC a, quant à lui, fait preuve d'une certaine frilosité en refusant de réduire le nombre de ses conseillers.

Les villes valaisannes prennent-elles toutefois le chemin vers davantage de pluralisme idéologique?