Si le suspense a duré longtemps, dimanche, pour savoir qui, de la démocrate-chrétienne Anne-Marie von Arx-Vernon ou du radical Pierre Maudet obtiendrait le cinquième siège à l'exécutif, Nathalie Fontanet ne leur a pas fait d'ombre. La libérale a été la plus mal élue de la liste de l'Entente, avec 16277 voix.

L'échec de sa candidate en Ville survient après la lourde perte essuyée par le parti au Conseil municipal (parlement), le 25 mars dernier. Le parti avait alors perdu quatre sièges pour ne conserver que 11 élus, alors que radicaux et PDC gagnaient chacun trois sièges pour passer de 6 à 9 représentants

Comme les candidats libéraux au Municipal, Nathalie Fontanet a fait les frais de la crise qui agite le parti depuis plusieurs mois, mise en exergue par la démission de deux présidents en 2006: Blaise-Alexandre Le Comte en juin et Serge Benarczyck en novembre. Pour Nathalie Fontanet, les turbulences du parti ont certes joué un rôle dans son score, mais c'est surtout sa campagne tardive, «par rapport à Pierre Maudet qui est en campagne depuis des années» et la candidature de combat de l'UDC Yves Nidegger qui expliquent ce résultat. «Le parti poursuit certes sa lente érosion, mais le résultat en Ville de Genève tient davantage de l'accident de parcours», juge pour sa part le démocrate-chrétien Guy Mettan.

Dimanche, le parti faisait également valoir qu'il avait consolidé ses positions dans plusieurs communes. Reste à savoir si le parti se contentera de ces explications, ou s'il en tirera des conclusions plus fondamentales.