La Suisse a mis fin à son statut d’exception: elle était le dernier pays européen à ne pas avoir de congé paternité. Il existait jusque-là une libération de l’obligation de travailler d’un jour, que les employeurs n’étaient pas tenus de rétribuer. Dimanche, avec une participation de 58%, les Suisses ont accepté à 60,3% de changer la loi fédérale sur les allocations pour perte de gain, ce qui permettra à chaque père, y compris les indépendants, de bénéficier de dix jours de congé rémunérés, vraisemblablement dès le 1er janvier 2021. A prendre dans les six mois suivant la naissance de l’enfant, en bloc ou sous forme de jours isolés.

Ce score galvanise les partisans qui souhaitent profiter de la dynamique du scrutin pour lancer un congé parental, et vite.