La Confédération ne doit pas prendre de mesures supplémentaires pour favoriser la formation de davantage de médecins. Une commission du Conseil des Etats a rejeté une motion en ce sens, en soulignant que le Conseil fédéral a déjà des projets en ce sens.

La commission de l’éducation du Conseil des Etats a refusé, par 8 voix contre 0 et 2 abstentions, une motion de Jacques Neirynck (PDC/VD) que le Conseil national avait nettement approuvée. La commission a appris que le gouvernement envisage de définir, en collaboration avec les cantons, des mesures destinées à favoriser la relève médicale, a-t-elle indiqué vendredi.

Un chapitre essentiel du message FRI 2017-020 (formation, recherche et innovation) sera ainsi consacré à ce volet, précise la commission.

Le texte de Jacques Neirynck prévoit de fédéraliser une ou plusieurs facultés de médecine, d’en créer une au Tessin et d’autoriser les Ecoles polytechniques fédérales à décerner un bachelor en médecine. Le démocrate-chrétien exige aussi que la Confédération assume davantage la charge financière des facultés de médecine des universités cantonales.

Le nombre de médecins formés chaque année se situe actuellement autour de 700 alors qu’il en faudrait 1200 à 1400, selon Jacques Neirynck. Le nombre de candidats aux études de médecine s’élève à 3400 en moyenne, mais un tiers d’entre eux seulement sont admis dans les facultés. Conséquence: la Suisse doit importer de nombreux médecins, ce qui est inacceptable aux yeux du motionnaire.