Le PDC fribourgeois a adoubé jeudi soir ses candidats aux élections fédérales. Urs Schwaller se représente aux Etats, tandis que la liste pour le National comporte les deux sortants Thérèse Meyer et Dominique de Buman, ainsi que deux sérieux outsiders: le président central du TCS Edgar Schorderet et la députée singinoise Christine Bulliard. Le président du parti, Emanuel Waeber, se montre confiant face à l'échéance du 21 octobre.

Le Temps: En revendiquant deux sièges au National, l'UDC vous menace directement. Cela vous fait-il peur?

Emanuel Waeber:Pas du tout, nous ne sommes pas menacés. En 2003, nous avions certes obtenu 25,6% des suffrages, ce qui est un mauvais résultat pour nous. Mais ce chiffre a gonflé à 30% lors des cantonales de l'automne dernier. Nous visons 33% cet automne... et un troisième siège au National.

- En ce début de campagne, l'UDC a émis plusieurs attaques contre le PDC, l'accusant notamment de voter avec la gauche. Votre réaction?

- C'est un signe de faiblesse de leur part. Mais la réplique est prête. Nous reviendrons sur les proclamations de Jean-François Rime et de son parti. Surtout s'ils persistent à attaquer Urs Schwaller. Ce n'est pas acceptable. Quand il a quitté les radicaux pour l'UDC, Jean-François Rime avait justifié sa décision en affirmant que le PLR n'était ni fiable, ni sérieux. Il a l'habitude de s'en prendre aux autres. Le PDC, quant à lui, préfère se concentrer sur ses forces.

- Dominique de Buman traîne derrière lui le «boulet» de la caisse de pension de la Ville de Fribourg. Un problème?

- Dominique de Buman, j'en suis persuadé, fera un excellent résultat. Indépendamment de cette affaire, il est très populaire et reconnu pour ce qu'il a réalisé en ville de Fribourg.

- Quel genre de campagne allez-vous mener?

- Notre contrat électoral comporte quatre points forts: famille, plein emploi, sécurité sociale et développement durable. Pour porter ces thèmes, nous allons investir le terrain à la rencontre du public, notamment à travers trois grandes manifestations.

- Les jeunes PDC fribourgeois ne présentent aucun candidat. Au Grand Conseil, votre parti ne compte guère d'élus de moins de 40 ans. Le manque de relève semble évident. Quelles en sont les causes? - Les JDC ont besoin de temps. Ils sont en phase de transition, après un changement de génération qui vient de s'achever. Mais ils sont dynamiques, et vont se relever. Le but, c'est que, par diverses actions, ils garnissent sérieusement leurs rangs. Je suis certain que pour les échéances communales, cantonales et fédérales de 2011, ils seront prêts.par François Mauron