La même fatalité météorologique semble poursuivre Emmanuel Macron et son prédécesseur. Lundi après-midi, la délégation californienne de la candidature olympique avait serré la main de Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO) sous un soleil radieux. Le slogan de Los Angeles 2024 n’est autre que «follow the sun». Mais c’est sous la pluie, quelques instants plus tard, qu’Emmanuel et Brigitte Macron, suivis de la délégation parisienne aux Jeux, sont arrivés au musée olympique de Lausanne.

L’attraction du président français avait mobilisé les passants, qui, pour les plus patients, l’ont vu marcher la main dans celle de son épouse sur les quais d’Ouchy, fermés au traffic et intensément sécurisés. Sibeth Ndiaye, gardienne d’image du président le précède et monte l’escalier quatre à quatre en courant. La jeune femme repérée avec bonheur dans le documentaire Dans les coulisses d’une victoire est sous nos yeux. Puis viennent Brigitte, ses talons aiguilles, son sourire et sa blondeur. Emmanuel Macron a un air gamin qui se tient bien, il serre des mains. Là, on reconnaît Anne Hidalgo, maire de Paris. C’est la France qui est à Lausanne, et les dizaines de journalistes autour nous le rappellent bien! Le journaliste de BFM TV, le pauvre, en est à son troisième live avant même que le président n’apparaisse, il meuble.

Moins vedette mais tout aussi glamour, c’est la présidente du gouvernement vaudois Nuria Gorrite qui a accueilli le couple présidentiel. Ses collègues Pascal Broulis et Philippe Leuba étaient présents, ainsi que les municipaux Jean-Yves Pidoux, Pierre-Antoine Hildbrand et Natacha Litzisdorf. Durant la prise de photo officielle de la candidature Paris 2024, l’oeil à tout, Emmanuel Macron a aidé la présidente du comité paralympique français, Emmanuelle Assmann, à se faire une place au premier rang dans son fauteuil roulant. Un geste symbolique qui rappelle que le chef d’Etat est sensible à la cause des sportifs handicapés.

La délégation s’est ensuite rapidement engouffrée dans le Musée olympique pour démarrer une visite. S’en est suivie une conférence de presse donnée à deux voix avec Thomas Bach.

Après s’être gentiment moqué de Donald Trump qui n’était pas à Lausanne pour défendre sa candidature, le président français a parlé plus gravement. «Cette candidature est une compétition, j’en suis conscient et je suis extrêmement fier de la présenter. Nous sommes à l’écoute de ce que le CIO nous demandera d’améliorer», a promis Emmanuel Macron. «Nous sommes dans un monde qui doute et parfois se fracture. Porter les valeurs de l’olympisme, c’est ce dont nous avons besoin».

Le Comité international olympique donnait lundi soir un dîner à la table d’Anne-Sophie Pic au Beau-Rivage Palace, à Ouchy. Du canton de Vaud, ont été conviés Nuria Gorrite et le syndic de Lausanne Grégoire Junod. Le président repartira à Paris mardi à midi.