La police neuchâteloise instaure un processus ad hoc de prise en charge et de suivi des victimes, suite à plusieurs témoignages d’empoisonnement au GHB. La mesure répond aux inquiétudes nées au sein de la population en lien avec la suspicion d’ingestion involontaire.

Le mécanisme doit permettre une prise en charge optimale des victimes et l’instauration d’un processus accéléré d’analyse pour détecter les produits utilisés, selon un communiqué publié vendredi. Le sujet a donné lieu à des explications du conseiller d’Etat Alain Ribaux, chargé du dossier, devant le Grand Conseil en décembre.

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Quatre cas ont fait l’objet d’une telle prise en charge en novembre et décembre, a rappelé la police neuchâteloise. Les analyses toxicologiques menées en laboratoire n’ont démontré aucune trace de GHB (pour gamma-hydroxybutyrate de sodium) susceptible de causer les symptômes connus lors d’intoxications avec la molécule.

Pas d’agression sexuelle

Toutefois, dans tous les cas, il a été constaté des taux d’alcoolémies relativement élevés, précise le communiqué des autorités. Pour l’ensemble des cas annoncés depuis novembre, aucune victime n’a déclaré avoir été sexuellement agressée, ce qui corrobore les résultats obtenus en laboratoire.

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Pour rappel, le GHB peut aussi être consommé volontairement par des personnes recherchant les effets de la substance et ce, en particulier dans le «monde de la nuit». Dans le canton de Neuchâtel, la dernière affaire avérée d’ingestion de GHB à l’insu de la victime date de 2016. Elle concernait une intoxication entre «familiers».