D’imposantes cuves cylindriques grises, coincées entre l’autoroute et la voie ferrée. A Genève, les citernes de Vernier font partie du paysage, comme un serpent de mer qui resurgit régulièrement. Quels sont les risques sécuritaires et environnementaux engendrés par ces réservoirs d’hydrocarbures situés à proximité de zones habitées? Le débat rejaillit depuis qu’un projet d’attentat terroriste les visant a été dévoilé.

Raser les citernes, les déplacer, voire les enterrer. Depuis quelques jours, les hypothèses les plus farfelues circulent. De quoi faire sourire jaune le maire de Vernier, Martin Staub, qui se bat depuis des années avec l’ensemble du Conseil administratif pour déloger les sociétés pétrolières propriétaires. Problème: la compétence n’est pas communale mais dépend de l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAE). «Le pire serait de promettre l’impossible à la population, estime Martin Staub. Malgré tous nos efforts, les citernes ne pourront pas disparaître du jour au lendemain. Nous cherchons donc depuis longtemps des solutions pragmatiques pour, dans un premier temps, limiter leur emprise.»