Le Service du personnel du canton de Vaud a ordonné une enquête administrative après de graves et nombreuses accusations de maltraitances d’enfants dans une crèche des employés de l’Etat. Elle fait suite à une enquête en surveillance qui a abouti à la mise à l’écart de la directrice et de deux éducatrices.

Les procédures, révélées jeudi par «20 minutes», ont été confirmées par les services du Département des infrastructures et des ressources humaines. Les sept plaintes déposées dès fin avril par des parents font état de pratiques particulièrement révoltantes.

Moyens inadmissibles

Des enfants oubliés dehors, enfermés aux WC durant des heures, nourris de force ou bâillonnés avec du scotch: Patricia de Meyer, cheffe de l’Office d’accueil de jour des enfants (OAJE), confirme les faits rapportés par le journal hormis les culottes souillées d’urine posées sur la tête.

Après la réception des plaintes, l’OAJE a ouvert une enquête en surveillance. Les parents ont été entendus et des visites effectuées sur place, explique la responsable. En juillet, un rapport a été rendu préconisant des mesures: la garderie a ainsi été placée sous une nouvelle direction ad intérim dès la fin août.

Mise à l’écart

Les deux personnes principalement mises en cause ne sont plus en contact avec les enfants accueillis à la Mosaïque. L’une d’entre elles a fait valoir son droit à la retraite et a quitté la garderie. L’autre est en incapacité de travail, alors que la troisième était absente à la mi-novembre, mais fera l’objet «d’un suivi rapproché» à son retour.

Afin d’élucider les faits, écrit le canton, une enquête administrative a été ordonnée. Un enquêteur externe a été mandaté et a commencé son travail, souligne le Service du personnel. Patricia de Meyer, qui a rencontré les parents, affirme que les enfants vont mieux.

Suivi régulier

A sa connaissance, ces employés n’avaient pas fait l’objet d’accusations de ce type par le passé. Patricia de Meyer souligne qu’elle a opéré un suivi régulier de la crèche et qu’aujourd’hui les retours sont bons. Selon elle, la direction a pris toutes les mesures nécessaires.