Radicalisation

Enquête du Ministère public bernois sur le prédicateur biennois

Le Ministère public bernois a ouvert une enquête préliminaire sur le prédicateur de la mosquée Ar'Rahman à Bienne

Le prédicateur de la mosquée Ar'Rahman à Bienne est dans le viseur du Ministère public, qui enquête sur ce Libyen de 64 ans. Des médias l'accusent d'avoir critiqué des membres d'autres religions.

Citant un porte-parole de l'autorité, le Blick annonce mercredi que le Ministère public bernois a ouvert une enquête préliminaire. Les faits seront examinés à l'aune du droit pénal. Aucune procédure pénale n'a pour l'heure été ouverte. Le quotidien alémanique relate qu'une annonce anonyme a déjà été reçue.

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Critiques d'autres croyants

Les journaux Bund et Tages-Anzeiger, ainsi que la télévision suisse alémanique SRF rapportaient en août que le prédicateur avait critiqué en arabe d'autres croyants dans la mosquée Ar'Rahman à Bienne. Ces médias faisaient référence à des enregistrements.

Dans une interview publiée par ces quotidiens suite à la diffusion de ses prêches, le prédicateur a plaidé la bonne fois et balayé les griefs dont il fait l'objet.

Il conteste les accusations

Le Libyen établi à Nidau (BE) conteste par exemple avoir prié Allah «d'anéantir les juifs, les chrétiens, les Russes et les chiites». Il affirme avoir prié Allah d'appliquer la justice, ajoutant qu'il fallait placer son prêche dans le contexte des guerres en Afghanistan ou en Irak et du rôle qu'y jouent les Etats-Unis.

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Originaire de Libye, il est arrivé en Suisse en 1998 comme requérant d'asile. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) lui a accordé le statut de réfugié en 2001. Mais le 3 août, le SEM a décidé de révoquer l'asile et de lui retirer la qualité de réfugié, car il s'est rendu plusieurs fois dans son pays. Au bénéfice d'un permis d'établissement C, le prédicateur a affirmé qu'il ne savait pas être interdit de voyage en Libye. Un recours a été déposé contre la révocation de statut de réfugié.

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