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Le prédicateur d'origine libyenne Abu Ramadan. 
© Bischoff, Viviane (SRF)

Prédication

Enquête pénale ouverte à Berne contre un imam biennois

La justice cantonale veut vérifier la teneur des propos tenus par l’imam controversé de la mosquée Ar’Rahman, Abu Ramadan

La justice bernoise a ouvert une enquête pénale contre le prédicateur de la mosquée Ar’Rahman à Bienne, qui aurait tenu des propos haineux lors d’un prêche. Abu Ramadan, qui conteste les accusations, faisait déjà l’objet d’une enquête préliminaire.

L’enquête a été ouverte le 20 mars dernier par le Ministère public du Jura bernois-Seeland contre l’imam biennois Abu Ramadan pour discrimination raciale. Le porte-parole Christof Scheurer a confirmé dimanche à l’ATS des informations en ce sens de la NZZ am Sonntag.

Lire aussi: L’imam de Bienne se défend et conteste tout propos haineux

Des propos traduits

Les propos incriminés ont été traduits dans le cadre de l’enquête préliminaire, explique Christoph Scheurer dans le journal dominical. L’enquête pénale doit désormais déterminer comment il faut, dans le contexte de l’islam, interpréter et comprendre les déclarations incriminées, poursuit-il.

Le prêche haineux aurait notamment contenu cette phrase: «Oh, Allah, je vous demande de détruire les ennemis de notre religion, de détruire les juifs, les chrétiens et les hindous, les Russes et les chiites.» Abu Ramadan avait ensuite démenti avoir tenu ces propos, et accusé un traducteur «menteur» d’avoir déformé ce qu’il aurait vraiment dit.

Des propos extrémistes dans deux journaux

Abu Ramadan avait défrayé la chronique l’an dernier après la parution d’articles dans les quotidiens Bund et Tages-Anzeiger affirmant qu’il avait tenu des propos extrémistes, tout en touchant de généreux montants de la part de l’aide sociale.

Ce prédicateur libyen a désormais perdu sa qualité de réfugié et son droit à l’asile. Il détient un permis d’établissement C.

Quant à la mosquée Ar’Rahman, elle a fait parler d’elle à plusieurs reprises ces dernières années. Deux jeunes Biennois musulmans morts en Irak et en Syrie l’avaient notamment fréquentée avant leur départ pour rejoindre des groupes djihadistes.

Lire aussi: A Bienne, silence on déradicalise

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