Le cas examiné par la Cour correctionnelle de Genève s'inscrit dans le contexte plus large du scandale des Offices des poursuites et faillites qui a déjà largement défrayé la chronique. Une enquête pénale générale est encore en cours. Cette instruction, qui porte sur la gestion des services et la «politique des petits copains» sans nécessairement impliquer d'enrichissement personnel, a déjà conduit à quatre inculpations. Sur le plan administratif, l'Autorité de surveillance a rendu 18 décisions, dont 10 sans sanction. De son côté, le Conseil d'Etat a ouvert 25 enquêtes. Bernard Duport, secrétaire adjoint au Département de justice, police et sécurité, précise que 24 décisions ont déjà été rendues (dont 9 sans sanction). Deux d'entre elles impliquaient des licenciements immédiats. Des recours sont encore en cours.