Décidément, Ensemble à gauche porte mal son nom. A Genève, la formation de la gauche dure souffre, depuis des décennies, de mésalliances au sein de son alliance. A la veille des élections municipales, pour lesquelles SolidaritéS et le Parti du travail (PdT) n’ont pas réussi à s’entendre sur une liste commune, le parti vient d’en faire une magistrale démonstration.

Pierre Bayenet, prétendant au Conseil administratif de la ville de Genève sous la bannière de SolidaritéS, a été attaqué par Maria Pérez, prétendante elle aussi à la succession de Rémy Pagani mais sous les couleurs du PdT. Celle-ci lui reproche de ne pas habiter la ville mais la commune de Bardonnex où réside encore sa famille. Pierre Bayenet rétorque qu’il loue, depuis le mois de décembre, un trois-pièces à Plainpalais. Si Maria Pérez n’est pas la seule à avoir alerté la Chancellerie sur des doutes quant au réel lieu de domicile de l’avocat, c’est sa lettre qui l’exaspère entre toutes. Elle y dénonce l’opportunisme au gré des ambitions politiques ainsi que l’indécence face aux gens du commun.