Visite d’État

Entre Berlin et Berne, tout va pour le mieux

Pour son premier jour de visite en Suisse, le président allemand Frank-Walter Steinmeier a encensé la Confédération. Alain Berset a adopté le même ton

Comme pour illustrer une relation sans nuages, c’est sous un soleil éclatant que Frank-Walter Steinmeier, président de la République fédérale d’Allemagne, a entamé sa visite d’Etat ce mercredi en Suisse. Après leur voyage à Berne dans un train spécial depuis Zurich, le chef d’Etat allemand et sa femme ont eu droit aux honneurs militaires sur la Münsterplatz avec hymnes nationaux et revue de troupes.

Sous l’œil vigilant d’Alain Berset – et de plusieurs gardes du corps – Frank-Walter Steinmeier a serré la main de quelques citoyens suisses et accordé un unique selfie. Les deux présidents sont ensuite retournés au Palais fédéral, dont la place couverte de tentes accueillait ce jour-là le 25e marché aux plantes sauvages de Berne.

«Nous venons ici pour apprendre»

Une fois au Palais, la première allocution est revenue à Alain Berset. Lyrique, le président suisse a évoqué tous les clichés suisses existants. Heidi, le chocolat, Guillaume Tell «inventé par un Allemand», les montres, le fromage, «dont près de la moitié est exportée en Allemagne!», la fondue moitié-moitié «vous en goûterez une à Fribourg demain, M. Steinmeier», rien n’a été oublié.

Après avoir une fois encore rappelé les «très profondes relations qui unissent nos deux peuples», Alain Berset a clos sur une note footballistique: «Si nous perdons contre l’Allemagne en Russie, nos relations demeureront excellentes!»

Plus consensuel que son prédécesseur

Second conférencier, Frank-Walter Steinmeier s’est fait humble: «Nous venons ici pour apprendre», a déclaré le président allemand. Largement plus consensuel que son prédécesseur Joachim Gauck, qui avait ouvertement critiqué la démocratie directe suisse lors d’une visite en 2014, il a loué nos institutions: «La volonté de faire des compromis est nécessaire au bon fonctionnement d’une démocratie. Cette volonté, les Suisses l’ont intégrée au cœur de leur système politique.» Il a conclu: «Nous sommes différents, mais très similaires.»

La journée s’est terminée par une brève conférence de presse. Trois questions ont pu être posées, toutes par des journalistes allemands, bien moins timides que leurs collègues helvètes. Similaires, mais différents.

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