Au tournant des années 1990, le scoutisme suisse a vécu une période creuse. Trop ringard pour certains, trop conservateur pour d’autres, il a perdu de nombreux membres et a dû se réinventer pour suivre l’évolution de la société. La hausse marquée de ses effectifs au cours des dix dernières années (+20%) témoigne d’un virage bien négocié. Elle s’explique aussi par des tendances au retour à la nature et à la déconnexion, renforcées par la crise climatique et la numérisation galopante.