La vie de Djawed Sangdel est un roman. Complexe, avec des zones d’ombre. Comme le destin de son pays, l’Afghanistan, qu’il a fui à la fin du siècle dernier. Désormais titulaire du passeport à croix blanche, l’homme vit à Genève mais son esprit est à Kaboul. Les derniers jours ont été longs – il les a racontés au Temps au long de la semaine. Le téléphone sonne en permanence. Sa famille est cachée. Le moral est en berne. Tout espoir n’est cependant pas perdu, estime-t-il. Vingt ans de guerre américaine en Afghanistan s’achèvent. L’espoir d’une évolution. Peut-être. «Si les talibans ont changé.»