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La Route entre Langnau et Burgdorf, dans l’Emmental bernois, 21 juillet 2016 
© Jean-Marie Michel

Carnet de route

Entre Lausanne et Zurich, sillonner la Suisse à vélo

Notre journaliste a parcouru les routes helvétiques. Et nous raconte ses rencontres insolites au cœur de la Suisse


Etape 1. Lausanne Zurich à vélo, par le chemin le plus long

«Les feux rouges, c’est aussi fait pour les cyclistes!» A peine ai-je dévalé les collines de Lausanne que déjà, la guerre est déclarée avec les automobilistes. Vite, quitter les gaz d’échappement, grimper à flanc de coteau et voir le lac. Là commence l’ascension vers des contrées qu’on ne traverse qu’à pied, sur deux roues, ou en tracteur. C’est le début d’un voyage de 470 kilomètres pour rallier Lausanne à Zurich. Objectif: abandonner les quais bondés, les trains cadencés, les autoroutes monotones, pou r prendre le chemin le plus long. Avouons-le tout de suite: n’ayant jamais enfourché un vélo de course, le mien est électrique. Pourquoi se priver du plaisir de franchir les cols avec légèreté?

Pour l’instant, ce ne sont que des collines. Passés les vignobles ondulants de Lavaux, l’autoroute et le rail, j’arrive chez Yvan, 33 ans, cigarette au bec, chapeau de paille et barbe de hipster. Sa maisonnette surplombe le lac, à Puidoux. C’est un foyer atypique: deux hommes trentenaires célibataires, colocataires, vivent là avec leurs filles de 15 et un an. Au pied de la vieille bâtisse se déroule un jardin de 2000 mètres carrés qui, avec ses allures de friche sauvage, fait la fierté du propriétaire. Les paniers de légumes d’Yvan s’arrachent dans le quartier. Un jour, en rade de carottes, le jardinier a eu le culot de les remplacer par d’autres. «Elles n’ont pas de goût», a grimacé un de ses plus fidèles clients.

Le secret d’Yvan pour obtenir des légumes savoureux? Ne rien faire. C’est à peine s’il arrose. Mais voilà, il y a un inconvénient: campanules et limaces prolifèrent dans cette zone d’anarchie. Lui prend ça avec philosophie: «Je donne à la terre et elle me le rend.» Alors qu’on ne cesse de parler des paysans qui se meurent à travers tout le pays, Yvan compte reprendre bientôt la ferme de son père. Mais il veut tout faire différemment: bio, permaculture, réhabilitation d’espèces de blé anciennes. Lorsqu’il a vu le film Demain, il partageait déjà les convictions d’une nouvelle génération d’agriculteurs.

Le soleil se fait plus dur, midi approche, et il faut reprendre la route pour glisser entre les champs. Apparaissent les cultures de tabac bordées d’immenses granges, qui donnent à la campagne vaudoise, sous le soleil de juillet, des allures tropicales. On dirait le Sud… Retour à la réalité à Oron, où l’on discute des problèmes du monde sur la terrasse d’un café.

«Ce qui se passe en Turquie, c’est fou. Un autocrate pareil, ils n’ont pas de chance», dit la serveuse. Le client hausse les épaules. Il a d’autres préoccupations: «J’ai écrit pour me plaindre de leur nouveau rond-point censé fluidifier le trafic. Ils ne m’ont pas encore répondu, ces foutus écolos!»

Robot à tourner les fromages

Après Oron, direction Morat. Le chemin zigzague entre Vaud et Fribourg. Des noms de villages inconnus défilent. A la sortie d’un virage, je tombe nez à nez sur une façade recouverte de fleurs du toit au sol. Simone et Marcel finissent de déjeuner avec leurs voisins sous la tonnelle. Derrière la bâtisse, une grange rappelle qu’ici, on cultivait du tabac. C’est fini depuis longtemps. «Le fils» n’a pas repris le domaine. Il s’est lancé dans le commerce de spa et de jacuzzi, pour les zones villas qui poussent entre les fermes centenaires, comme des champignons, pour héberger les pendulaires.

Prochaine étape: Le Saulgy (FR). La quiétude des lieux n’est troublée que par le passage des touristes suisses alémaniques à vélo, qui foncent en sens inverse, direction les vignobles de Lavaux, en lâchant des «Grüezi» de temps en temps. Une villa attire mon regard à l’entrée du village. Plantée dans un gazon parfaitement tondu, une petite éolienne. C’est le propriétaire des lieux, Claude Jaquier, qui l’a construite. Il a fait fortune en concevant des robots à tout emballer pour l’industrie alimentaire. Une de ses dernières poules aux œufs d’or: une machine à «soigner les fromages».

Actionnés par un moteur électrique, des bras mécaniques reproduisent les gestes anciens, tournant, brossant les meules et les enduisant de saumure. «Avec plus de précision encore que les mains d’un homme», assure l’inventeur. Claude Jaquier a aussi fabriqué une machine à emballer la mortadelle, et une autre dont aucun Suisse ne peut ignorer le résultat: un robot à découper les fromages en tranches carrées, ajustées parfaitement à la taille des raclonettes, ces appareils qui ont démocratisé la raclette et encombré les cuisines de tous les foyers.

C’était son premier robot, conçu pour Migros. Il y en a eu bien d’autres, qui se sont vendus largement au-delà des frontières. Comme le fond mobile de sa piscine, qu’il actionne à l’aide d’une commande électrique. «J’ai gagné énormément d’argent. Mais pour cela, j’ai travaillé 350 heures par mois pendant trente ans», dit Claude Jaquier. A 71 ans, il coule une retraite tranquille.

A la sortie du village du Saulgy, la ferme décrépie de Jean-Marie raconte une tout autre histoire. L’homme, qui fête ses 70 ans, a profité de ses jeunes années pour parcourir le monde. Il s’est arrêté au Canada pour y étudier les sciences sociales, quand sa mère l’a rappelé au bercail. Son père était malade, il fallait s’occuper de la ferme.

Mais Jean-Marie s’est vite rendu compte que le domaine était trop petit pour assurer la subsistance de sa famille, alors il s’est engagé dans le syndicat des paysans. Sa retraite, il n’y a pas trop pensé jusqu’à ce qu’elle arrive. Et le voilà qui continue à travailler, dans cette halle où caquettent 13 000 poulets en rangs serrés, destinés à finir emballés par les machines de Claude Jaquier, sur les rayons des supermarchés Migros.


Etape 2. Pédaler le long de la barrière de Rösti

Si vous souhaitez prendre le chemin le plus long entre Lausanne et Zurich à vélo, vous n’échapperez pas à la route 99, œuvre d’un idéaliste saint-gallois du nom de Paul Hasler, qui vit à Burgdorf, où il a fondé le «bureau des utopies». Ce tracé relie Lausanne à Rorschach sur 700 kilomètres, minutieusement balisés.

L’idée: emmener les citadins aussi loin que possible des voies empruntées par les voitures, au milieu de la Suisse carte postale. Davantage connue outre-Sarine, elle voit défiler chaque année des centaines de cyclistes alémaniques jusqu’en Lavaux. Longtemps, les autorités ont refusé de contribuer à la signalisation de cette nouvelle voie royale pour la petite reine. Jusqu’en 2003 où, finalement, un budget a été débloqué pour le premier tronçon. On commémorait la guerre des paysans de 1653. Amener des touristes sur deux roues dans les campagnes était perçu comme un geste en faveur des populations rurales.

Tous ne l’entendaient pas de cette oreille. Quelques agriculteurs ont d’abord refusé d’ouvrir l’accès à leurs terres. J’ai demandé à Paul Hasler par quelle ruse il est parvenu à les faire changer d’avis. «On avait une collaboratrice très séduisante, qui les a convaincus jusqu’au dernier de laisser passer les vélos», raconte-t-il. Ou quand l’utopie rencontre le pragmatisme…

Jardin aux papillons

Grâce au miracle de la négociation, je poursuis mon périple à vélo de Lausanne à Zurich sur des chemins si bien balisés qu’il est impossible de se perdre, même avec la meilleure volonté. J’ai rejoint Morat (FR) où serveurs et vendeurs saluent gaiement en suisse-allemand, avant de passer au français comme des automates. L’incarnation du fantasme d’une Suisse bilingue. Une illusion vite évaporée à mesure que l’on s’approche de Berne par la campagne, où parler français me donne déjà des airs de touriste égarée. A moins que ce ne soit mon vélo électrique.

Dans le village de Guschelmuth, un slogan sur la façade d’une ferme accueille le visiteur par cette devise: «Sème, plante, construis et ensuite, crois en Dieu». Le petit village est séparé entre Grossguschelmut et ses fermes au sud, et Kleinguschelmuth et ses villas, au nord. Des jardinets tirés au cordeau s’alignent le long d’une ruelle unique. Le calme n’est troublé que par le ronronnement des tondeuses automatiques. On se croirait à Wisteria Lane, ce village de la banlieue chic américaine, dans la série Desperate Housewives. En version helvétique, avec nains de jardin et biches en porcelaine.

«Oui, c’est calme. On pourrait entendre une aiguille tomber sur l’asphalte», soupire Nadja, seule personne vivante rencontrée dans ce «strassendorf». Nadja vit dans la dernière maison du village. Au milieu de toute cette perfection, son jardin embroussaillé détonne. Pas de nains, mais une débauche de fleurs, d’étangs, des maisonnettes pour oiseaux et des nuées d’insectes.

Son mari travaille à Berne «pour l’Etat», dit-elle, sans révéler sa fonction. Elle a beau vivre ici depuis vingt-cinq ans, Nadja ne s’est jamais vraiment remise d’avoir quitté la capitale. Depuis que son fils a quitté le nid familial, elle passe la plus grande partie de ses journées dans son oasis, s’échinant à recréer la spontanéité de la nature. Ses efforts ont fini par payer. Pro Natura a gratifié son jardin d’un petit panneau orné de trois papillons. «Grâce aux soins écologiques accordés à ce jardin, les animaux se sentent particulièrement bien ici», est-il écrit.

Sur le pont qui traverse la Sarine, une horde de jeunes en vélomoteurs fonce, linges de bain sur l’épaule, rap schwyzerdütsch en fond sonore. Me voilà officiellement arrivée en Suisse alémanique. Avec une envie: plonger dans la Sarine pour effacer les courbatures, après une matinée à pédaler sous le soleil. Des grappes de baigneurs ont envahi un bout de la berge, défiant les panneaux menaçants qui avertissent les imprudents des dangers de crues.

Y a-t-il des Romands derrière la barrière de Rösti? Deux autochtones croisés en chemin secouent la tête: ils n’en ont jamais vu. Ce n’est pas le bon jour, m’explique Silvia. «Ici, c’est protestant. Là-bas, c’est catholique, ils travaillent moins que chez nous. Alors ils viennent faire des courses quand ils ont congé.» Un débat animé s’engage sur les différences entre peuples. «Nous, Alémaniques, sommes plus ouverts!» affirme Silvia. Les anecdotes pleuvent, sur les Fribourgeois butés qui refusent de s’exprimer en suisse-allemand. Je tente une diversion: est-ce vraiment dangereux de se baigner dans la rivière? «Ah non. C’est beaucoup mieux que la piscine. Au moins, on peut pisser dans le courant», lâche Silvia dans une démonstration spontanée d’ouverture alémanique.

Il est temps de reprendre la route avant que le soleil ne disparaisse. Les chemins sillonnent la campagne bernoise entre forêts et champs de blé. Les villages déserts se succèdent. A Niederscherli, il n’y a plus qu’un seul restaurant, tenu par des Turcs qui font des pizzas. Au moment d’arriver chez Fabienne, à Oberscherli, notre logeuse, la nuit est déjà tombée. La jeune femme est sociothérapeute dans la prison de Hindelbank, le seul établissement pénitentiaire réservé aux femmes dans le pays. Elles ne représentent que 5,4% de tous les détenus adultes, dont 107 sont enfermées dans cet ancien château, surtout pour des vols, des cambriolages ou du trafic de drogue.

Racontées par la jeune femme au visage doux, les histoires de criminelles prennent un relief qu’elles n’ont pas lorsqu’elles sont étalées en une du Blick. Il y a Bianca, la Zurichoise qui avait fait la couverture des médias alémaniques après avoir tué ses trois jeunes enfants. Elle a passé trois ans derrière les barreaux, avant d’avouer son crime. «A un moment arrive un tournant et elles peuvent raconter. Pour certaines, ça devient très dur. La prison leur rappelle chaque jour ce qu’elles ont fait.»


Etape 3. Fermes en trompe l’œil et nains de forêt

Il est à peine 11h à Gurzelen, un soleil de plomb s’est abattu sur la campagne. Tous les habitants du village semblent s’être donné rendez-vous au bord de la route, bravant la chaleur pour assister au passage du Tour de France. Certains curieux sont même venus de Zurich. Lorsqu’un vélo électrique traverse la scène, les railleries fusent. Sans rancune, je me glisse derrière le premier rang de spectateurs. Erwin, enfant du village, a installé sa chaise de camping il y a deux heures déjà, au plus près du passage des coureurs. Il reste assez de place, aux premières loges, pour les arrivants de dernière minute. Mais l’attente laissera sans doute une saveur particulière à ses souvenirs. «C’est un moment unique», dit-il en haussant les épaules. «Ils passeront dans une demi-heure!», s’exclame son fils, à côté: «Fabian Cancellara vient s’entraîner dans la région, il a pas mal de fans ici».

Christophe, casquette visée sur la tête, lunettes de soleil et crème solaire, ne perd pas son flegme. Son entreprise, qui fabrique des locomotives miniatures, est l’une des dernières à subsister à Gurzelen. «Il n’y a plus beaucoup d’activité, ici, se désole-t-il. Plus de banque, plus de restaurant, plus de poste, ni boulangerie: tous les commerces sont allés s’installer dans le village voisin». Alors, quand le Tour de France passe par-là, pas question de manquer l’événement. «Ils arrivent!». Pour la plupart des spectateurs, «ils» ne seront qu’une image compacte et furtive, aperçue au travers d’un écran de Smartphone. En quelques instants, le peloton est passé. Les villageois plient leurs chaises et partent dîner.

Il n’y a plus qu’à dévaler les pentes sinueuses jusqu’à la prochaine étape. Thoune, ce n’est pas seulement un château, une place d’armes et des arcades commerçantes. Ce que l’office de tourisme ne vous dira pas, c’est que la ville est aussi devenue un haut lieu du surf, depuis que des amateurs de planche ont eu l’idée de profiter du flot de l’Aare.

Je reprends la route, plus escarpée à mesure qu’elle s’enfonce dans l’Emmental bernois. A la lisière d’un bois, un petit signe indique le chemin vers un «Waudgärtli», un petit jardin de forêt. Il conduit vers une clairière, colonisée par une armée de nains de jardins. Ils sont des dizaines, grimaçant au milieu des géraniums. C’est l’œuvre d’une retraitée, qui a décidé de planter ses courgettes et ses bettes à l’ombre des sapins. Dans un livre d’or, des promeneurs envoûtés s’extasient sur ce «paradis de conte de fées». Peut-être que ces étranges figurines ont vraiment des pouvoirs surnaturels…

Sur des kilomètres, on ne croise plus que des convois agricoles. Les fermes pachydermiques défilent, avec leurs charpentes sculptées et leur toit en croupe. On pourrait croire à du pur esthétisme, ou une stratégie destinée à impressionner le visiteur. Ce serait mal interpréter le rationalisme bernois: les toits étaient ainsi faits pour pouvoir gagner de l’espace de rangement et protéger du vent et de la pluie, m’apprend l’architecte Simon Gerber, à Walkringen, qui s’est spécialisé dans la rénovation d’anciennes fermes. C’est l’un des effets collatéraux du déclin des petites exploitations agricoles familiales: de nombreuses bâtisses sont transformées en lieux d’habitation, ou résidences secondaires. Comme elles sont souvent classées au patrimoine, on ne peut les raser ou les modifier trop profondément. Ainsi, elles maintiennent intact le décor et, avec lui, l’illusion d’un pays dominé par les paysans.

Des sapins en guise de faire-part

Quelques virages plus loin, Andreas travaille dans un autre décor de théâtre. Celui de la Schaukäserei, à Affoltern im Emmental. Vêtu d’un costume traditionnel noir orné de broderies, il transforme du lait en fromage, à l’ancienne, dans un Stöckli de 1740, pour les touristes. Il tenait sa propre fromagerie à Summiswald, mais elle a été emportée par la crise de l’Emmental. En l’espace de dix ans, le prix de celui qui était appelé le «roi du fromage» a été quasiment divisé par deux, tout comme le nombre de fromageries que comptait la région. Andreas a vite compris qu’il ne résisterait pas aux vents contraires: sa femme était atteinte d’une maladie dégénérative. «Sans l’aide d’une épouse, une exploitation ne peut pas survivre», dit-il. Le fromager aura 65 ans en octobre, le moment sera venu de partir en retraite. Il sourit: «Je vais pouvoir voyager avec ma nouvelle compagne».

A quelques mètres de là, un groupe de touristes chinois est suspendu aux lèvres d’une guide aux joues roses. «Les vaches mangent de l’herbe, c’est ainsi qu’elle font du bon lait», explique-t-elle. Ils sont venus de Pékin. Eric, ingénieur, n’en revient pas: «La Suisse est si petite et les maisons y sont si grandes! La Chine est bien plus vaste, mais personne ne pourrait se permettre d’habiter dans de tels espaces. Vous vivez dans une île».

Il ne croit pas si bien dire. Dans ces vallées confrontées à l’exode des jeunes, beaucoup de fermes où vivaient autrefois des familles nombreuses n’abritent souvent plus qu’une ou deux personnes âgées, ou des touristes en vacances. Pourtant, en sillonnant les routes des campagnes, de Berne à Lucerne, une drôle de pratique semble dire tout autre chose. Sur les façades des maisons, des pancartes annoncent les nouveaux nés à grand renfort de dessins kitsch. Leo, Theo, Luce, Simone… Les prénoms des enfants sont affichés en lettres capitales, comme un trophée. Parfois, ils sont cloués au sommet d’immenses sapins plantés dans les jardins. Simon, paysan à Sempach, son bébé de trois jours sur un bras et une bière dans l’autre main, regarde ses amis à l’œuvre, perchés sur une échelle: «ça porte chance. Mais c’est surtout une occasion de célébrer entre potes».

Avec en tête l’image d’une campagne en fête, je traverse le canton de Lucerne sans m’arrêter et arrive à Zurich en glissant le long de la Sihl, sous les routes suspendues recouvertes de graffitis, qui annoncent la ville.

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