Trois jours après la rencontre au sommet entre le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la Suisse et l'UE se sont livrées à une guerre de l’information sans précédent à propos de l’accord-cadre institutionnel. Non seulement elles ne sont pas d’accord sur le fond quant aux trois points encore à régler, soit la protection des salaires, la citoyenneté européenne et les aides d’Etat. Mais encore elles donnent une version totalement différente de la manière dont se sont déroulées les négociations. La Suisse a bel et bien voulu extraire les trois points litigieux du champ d’application du droit européen, prétend-on à Bruxelles. Faux, a répondu lundi soir le Conseil fédéral dans un point de presse organisé à l’issue des réunions des deux commissions de politique extérieure (CPE) des deux Chambres. «La Suisse a fait des compromis importants, notamment sur la reprise dynamique du droit européen, le rôle de la Cour de justice de l’UE et sur la clause guillotine», a répliqué le président de la Confédération Guy Parmelin.

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