Le 6 septembre, la raffinerie procédera à un arrêt de maintenance de quelque six semaines. Au terme de celui-ci, elle ne pourra reprendre ses activités que si elle remplit les exigences du canton en termes de protection de l’environnement, précise l’Etat dans un communiqué.

Cette stratégie avait déjà été adoptée par le Valais en automne 2012 lors d’un arrêt de maintenance. Après de multiples délais et reports d’exécution des travaux durant quatre ans, c’est la manière forte qui avait alors fait ses preuves. La raffinerie avait obtenu l’autorisation de redémarrer, s’étant acquittée des travaux exigés pour filtrer et diminuer ses émissions de soufre et pour améliorer le traitement des eaux et l’étanchéité des bassins de la STEP.

Cet automne, la raffinerie doit réparer une partie de son réseau secondaire de canalisation des eaux et revoir le fonctionnement de sa STEP. La raffinerie devra aussi se conformer à de nouvelles normes décidées par le Conseil d’Etat en avril 2013 concernant les valeurs limites d’hydrocarbures dans les eaux rejetées au Rhône.

«La norme fédérale fixe une teneur totale maximale en hydrocarbures de 10 mg par litre d’eau et ajoute que pour les industries, les rejets doivent être conformes à l’état de la technique», explique Cédric Arnold, chef du Service de protection de l’environnement du canton. «Nous avons traduit l’état de la technique en chiffres, fixant la teneur totale d’hydrocarbures à 5 mg par litre et détaillant les concentrations maximales des divers types d’hydrocarbures et des autres substances liées au raffinage.» Le canton a aussi exigé des mesures complémentaires en matière de protection de l’air. «Il s’agissait de préciser des modes d’exploitation pour assurer le bon fonctionnement des installations et de petites modifications sur l’installation de lavage des fumées du craqueur catalytique», précise Cédric Arnold.