Dans la tourmente politique qui fait rage en Egypte, plusieurs entreprises suisses connaissent une réduction de leurs activités, voire évacuent certains collaborateurs. Le géant alimentaire vaudois Nestlé y a temporairement interrompu ses opérations.

«La sécurité des employés et de leurs familles est primordiale pour Nestlé et la société procède à l’évacuation des familles de 20 expatriés», a dit une porte-parole à l’ATS. Le groupe espère une issue rapide et pacifique et maintient son engagement en Egypte.

L’entreprise, qui gère des usines en Egypte depuis 1988, y avait récemment annnoncé un investissement de 160 millions de francs étalé sur trois ans et 500 nouveaux emplois. Pour l’instant, avec son siège au Caire, Nestlé Egypte a trois usines et 3000 employés.

Le groupe pharmaceutique bâlois Novartis emploie 1200 personnes sur place. Il a soutenu sur le plan logistique, parmi les expatriés et leurs familles, ceux qui souhaitaient quitter le pays. L’évacuation a été effectuée lundi.

Suivi heure par heure

ABB a temporairement fermé ses fabriques en Egypte à titre préventif. Plusieurs employés ont quitté le pays. Pour l’instant, il n’y a aucun dommage contre des personnes ou des installations, a précisé à AWP un porte-parole du groupe technologique zurichois.

Reste que l’entreprise suit l’évolution de la situation heure par heure. Elle emploie dans ce pays quelque 1600 personnes, pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 280 millions de francs, moins de 1% de ses ventes totales.

Chez le genevois SGS, leader mondial de la certification (560 employés en Egypte), les bureaux du Caire sont fermés. «La plupart des employés restent à la maison par crainte de débordements», selon un porte-parole. A Alexandrie, les activités sont réduites.

UBS a pour sa part fermé son bureau du Caire, qui compte sept employés provenant de différents pays, et pour lesquels la grande banque indique «avoir trouvé une solution».