C’est un fiasco pour la gauche dans la commune vaudoise d’Epalinges. La municipalité composée de deux socialistes, un Vert et deux PLR, élus dans cet ordre le 28 mars dernier, sera dirigée par un nouveau syndic… libéral-radical, Alain Monod. Conflit de personnes et stratégie politique calamiteuse expliquent cette issue surprenante.

Comment en est-on arrivé là? Au soir du second tour des élections municipales, la gauche place ses candidats en tête, et notamment Brigitte Crottaz, conseillère nationale. Elle devance assez nettement Maurice Mischler, syndic vert sortant, qui finit troisième. C’est ainsi la socialiste qui est choisie pour revendiquer la syndicature, face au PLR Alain Monod, arrivé 4e. Ce qui n’aurait dû être qu’une formalité tourne au vinaigre le 25 avril: le PLR est en tête, avec 40 voix de plus que la socialiste. Un écart ténu, certes, mais qui traduit un fort malaise à gauche. Visiblement, les Verts n’ont pas fait bloc derrière Brigitte Crottaz, au point que certains soutiennent des logiques d’intrigues. Ne pas la soutenir, du côté écologiste, cela pour espérer faire revenir dans le jeu Maurice Mischler, dont on raconte qu’il avait peu apprécié son échec.