Pour la première fois depuis plus d’une décennie, le Conseil des EPF, qui chapeaute les deux écoles fédérales et quatre instituts de recherche, évoque de possibles coupes budgétaires pour maintenir les conditions d’études.

Dans un communiqué diffusé après une séance, le CEPF indique que l’effectif d’étudiants à Zurich et Lausanne a crû de 54% de 2000 à 2010, soit 24 104 ouailles aujourd’hui. Les subsides fédéraux ont certes augmenté, mais pas en proportion. Et le Conseil, présidé par l’ancien conseiller aux Etat Fritz Schiesser, ne se fait guère d’illusions pour les années à venir, parlant de «perspectives pour la formation et la recherche [qui] s’assombrissent».

Alors que l’EPFZ a récemment déploré un certain favoritisme au bénéfice de Lausanne, le CEPF souligne le fait que 70 chaires ont été créées à Zurich depuis 2008 grâce à des économies internes, mais que «la marge de manœuvre est épuisée». Et à Lausanne, les infrastructures atteindraient «leurs limites».

Le Conseil tiendra début 2012 une séance extraordinaire durant laquelle il négociera des «réductions dans d’autres domaines afin de préserver l’enseignement».