Seul objet en votation fédérale le 25 novembre, la révision de la loi sur les épizooties ne suscite pas l’enthousiasme. Ses partisans commencent à s’inquiéter. De larvée, l’opposition a gagné les rangs de l’UDC et d’une partie du monde paysan. Une faible participation pourrait doper le camp du «non». La controverse porte essentiellement sur la vaccination obligatoire des animaux en cas d’épidémie. Les milieux agricoles qui craignent un diktat de Berne.

La révision, de nature plutôt technique, a passé la rampe des Chambres fédérales haut la main, contestée uniquement par une voix et trois abstentions au Conseil national. Puis un comité conduit par le naturopathe Daniel Trappitsch a lancé un référendum qui a abouti, contre toute attente. Le camp des opposants réunit tant des milieux proches de la médecine alternative que des agriculteurs, et crie à la mise sous tutelle des détenteurs d’animaux. Pourtant, officiellement, l’Union suisse des paysans soutient la révision.

Son président Hansjörg Walter n’a pas réussi à convaincre l’UDC, son parti, d’en faire autant. Par 250 voix contre 89, les délégués ont prôné le refus, au nom de la responsabilité individuelle face au pouvoir centralisateur de la Confédération.