Europe

Equivalence boursière: l'UE met la pression sur la Suisse

La commission européenne regrette le manque d'avancées dans les discussions avec les autorités suisses, insuffisantes selon elle pour permettre une extension de la reconnaissance de l’équivalence boursière suisse au-delà de décembre 2018

Les discussions entre la Suisse et l’UE n’ont pas assez progressé pour l’instant pour que la reconnaissance de l’équivalence boursière helvétique soit prolongée. C’est ce qu’à indiqué dans une lettre le vice-président de la commission européenne, Valdis Dombrovskis.

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La missive a été envoyée mardi à l’eurodéputé allemand Markus Ferber, vice-président de la commission parlementaire des Affaires économiques et monétaires. «Pour le moment, il n’y a pas de progrès suffisant dans nos discussions avec les autorités suisses pour permettre une extension de la reconnaissance de l’équivalence boursière suisse au-delà de décembre 2018», déclare Valdis Dombrovskis.

Début novembre, le ministre des Finances Ueli Maurer avait pourtant dit tabler sur une prolongation d’une année de l’équivalence boursière accordée par l’UE à la Bourse suisse. Cela aurait laissé à Berne et Bruxelles plus de temps pour s’entendre sur un accord-cadre institutionnel. Si l’UE n’octroyait pas cette équivalence, la Suisse pourrait prendre des mesures, avait dit Ueli Maurer.

Lors de sa séance de vendredi, le Conseil Fédéral devra se prononcer sur cet accord institutionnel que lui réclame depuis dix ans l’Union européenne, qui veut régler la question des litiges de la voie bilatérale. 

Plus d'informations dans quelques instants. 

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