Eric Stauffer est bel et bien banni. Le leader du Mouvement citoyens genevois (MCG) ne pourra pas réintégrer le conseil d’administration des Services industriels de Genève (SIG), a tranché le Tribunal administratif. Communiquée par le politicien exlu, cette décision sera contestée auprès du Tribunal fédéral, prévient Eric Stauffer.

La justice appuie donc le Conseil d’Etat, qui avait décidé en mars 2009 de révoquer le député administrateur MCG accusé d’avoir violé son devoir de réserve. Eric Stauffer avait fait recours au TA. A l’origine des dénonciations sur les bonus princiers touchés par les dirigeants des SIG et du scandale qui avait éclaté lorsque la régie publique autonome avait tenté d’importer des déchets napolitains, le politicien affirmait ne devoir rendre de comptes qu’aux citoyens.

Exaspérée par la attaques répétées d’Eric Stauffer sur la place publique, l’entreprise s’était plainte au Conseil d’Etat, qui avait ouvert une enquête pour violation de ses devoirs de fidélité et de réserve.

Fâché par la décision du Tribunal administratif, le MCG affirme aujourd’hui contester «cette grave atteinte à nos droits démocratique et cette menace grave contre la bonne gestion des établissements publics.»