Valais

Eric Stauffer veut se lancer dans l’industrie pharmaceutique

Fini la politique, place à la pharma. Eric Stauffer envisage la création d’une entreprise de médicaments génériques, mais les contours du projet sont encore flous

«Un sage m’a dit un jour que j’étais comme une balle magique: plus on tape fort par terre, plus je rebondis haut.» Après son échec aux élections cantonales genevoises, sous la bannière Genève en marche, Eric Stauffer tente de rebondir. L’ex-député MCG projette de se lancer dans l’industrie pharmaceutique, en Valais. A nos confrères de Rhône FM, il explique qu’en tant qu’associé dans une industrie étrangère, il souhaiterait construire une entreprise spécialisée dans les médicaments génériques et promet la création de «plus de 400 postes de travail, en un temps assez court», sans donner de détails supplémentaires.

Un projet encore flou

D’où viennent les fonds? Quel est le business plan de l’entreprise? Le projet a-t-il un quelconque lien avec le milliardaire brésilien Carlos Sanchez, dirigeant du groupe pharmaceutique EMS, qui a sponsorisé Genève en marche? Impossible de le savoir, Eric Stauffer n’ayant pas répondu à nos sollicitations. Les contours du projet sont donc encore flous. Le tribun genevois précise simplement à la radio valaisanne qu’il prendra contact avec les autorités cantonales dans les semaines à venir «pour voir s’il y a un intérêt».

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Le chef du Service du développement économique, Eric Bianco, a entendu parler du projet ce lundi à la radio. Il explique que, comme pour chaque projet, il y a un intérêt du canton. «Nous sommes évidemment à disposition. Lorsque des personnes sont prêtes à mettre toute leur bonne volonté dans un projet, nous sommes présents pour les soutenir et les accompagner. Il s’agira ensuite de voir si toutes les pièces du puzzle s’imbriquent parfaitement pour que cette entreprise se développe.» Eric Bianco rappelle par ailleurs que le Valais est déjà reconnu comme un acteur important de l’industrie chimique et pharmaceutique, avec des entreprises comme Lonza ou Debiopharm implantées sur son sol.

«La politique, c’est fini»

Un élément qui a peut-être attiré Eric Stauffer, mais ce n’est pas le seul. Il connaît bien le Valais, pour y avoir vécu plusieurs années durant son enfance. «J’ai habité à Montana entre 10 et 13 ans, j’y étais en pensionnat.» Une sorte de retour aux sources, donc, pour démarrer un nouveau chapitre de sa vie. «La politique, c’est fini, pour de bon, assure-t-il au micro de Rhône FM. Le 15 avril dernier, le résultat des urnes a été clair. J’ai toujours dit que je n’avais qu’un seul patron, le peuple», explique-t-il. Le peuple genevois n’ayant plus voulu de lui, Eric Stauffer semble avoir décidé de tourner la page.

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