Homme de dialogue, pragmatique, Erich Fehr est très populaire à Bienne où tout le monde le connaît. Juché sur son vélo, il multiplie les «bonjour», en allemand et en français. Cette renommée s’est confirmée le 27 septembre dans les urnes où il a été réélu maire au premier tour avec plus de 57% des voix, devançant nettement ses adversaires UDC et vert’libéraux. Ce succès le ravit. D’autant que la campagne a été chamboulée. Tous les débats publics ont été annulés. Ce scrutin était très observé car il était l’un des premiers à être organisés depuis la pandémie. Les Verts ont certes gagné deux sièges au parlement biennois, mais c’est l’ensemble de la gauche qui est sortie renforcée, pour le plus grand soulagement du maire, élu la première fois en 2010. Il avait alors succédé au très charismatique Hans Stöckli. L’actuel président du Conseil des Etats avait lui remplacé Hermann Fehr… le père d’Erich.

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