Les fusions d’entreprises sont-elles aussi destructrices de valeur que les marchés semblent le penser? Les frictions entre les managers et les actionnaires peuvent-elles avoir une influence sur les décisions financières a priori objectives d’une société? Reconnu pour la qualité de ses publications scientifiques, le Français Erwan Morellec, professeur de finance et directeur du Swiss Finance Institute de l’EPFL, est d’abord un théoricien de la finance. Ses travaux ont pourtant un impact réel et concret dans le monde de la gestion d’entreprise. A cette qualité encore suffisamment rare pour être signalée s’en ajoute une autre, peut-être encore plus précieuse pour la haute école et son aura internationale: Erwan Morellec a su attirer dans son équipe des talents au moins aussi prometteurs. Ce n’est «pas courant», glisse une collaboratrice, dans un univers académique où les ego ne sont pas toujours faciles à concilier.

Parmi les graines de stars qui composent son équipe figurent notamment Julien Hugonnier, ancien de l’Institut de banque et finance de l’UNIL, Rüdiger Fahlenbrach, venu de l’Université de l’Etat de l’Ohio, Semyon Malamud de l’EPFZ et Anders Trolle de la Copenhagen Business School. Erwan Morellec a aussi contribué à attirer Peter Bossaerts, haute autorité des neurosciences, sur le campus d’Ecublens.