Revue de presse

Espoirs et tremblements avant la rencontre footballistique

Beaucoup de football, dans la presse dominicale. «Allez les gars, laissez-nous continuer à rêver!», résume au mieux le «SonntagsBlick» le sentiment général à quelques heures de la rencontre Suisse-France. Il est aussi question de lutte contre les passeurs et d'accueil de réfugiés

Du football à toutes les sauces dans les médias de ce dimanche. Mais c’est à un sujet autrement plus sérieux que la «SonntagsZeitung» et «Le Matin Dimanche» consacrent leur enquête du jour: la lutte contre les passeurs. Les deux titres font le point sur le travail du Groupe interforce pour la répression des passeurs (GIRP), qui regroupe plusieurs autorités étatiques -  représentants de la police tessinoise, de la police judiciaire fédérale du corps suisse des gardes-frontière, un officier de liaison de la police fédérale allemande et un enquêteur italien.

Son bilan, après neuf mois d’existence: six enquêtes ouvertes sur des filières. Et une meilleure connaissance des filières qui alimentent la Suisse. La filière africaine qui ratisse en Somalie, en Erythrée et au Nigeria, et le réseau syrien, dont les passeurs sont d’origine afghane et iranienne.

Des réfugiés au compte-goutte

Pendant que la Suisse tente de livrer bataille aux passeurs, on apprend par la «ZentralSchweiz am Sonntag» que trente réfugiés supplémentaires vont arriver en Suisse, provenant de Grèce, dans les prochaines semaines en Suisse. Oui, trente. Ils sont les heureux élus du quota des 1500 migrants que la Confédération va prendre en charge dans le cadre de leur répartition dans l'Union européenne. Début mai, la Suisse avait déjà accueilli 34 réfugiés en provenance d'Italie. Un rythme qui ne devrait pas même alarmer l’UDC.

Fonctionnaires fédéraux, as de la productivité

Question de rythme toujours, les employés fédéraux touchent des augmentations de salaire de manière quasi automatique. Comment se fait-il? Très simplement, nous apprend la «SonntagsZeitung» et «Le Matin Dimanche», qui ont mis la main sur une note interne destinée au Conseil fédéral.

Lors des entretiens d’évaluation annuels, il est commodément admis de taxer les collaborateurs au pire de la mention «suffisante». Une note interne obtenue par ces journaux dominicaux révèle que 93,4% de l’effectif de l’administration fédérale a ainsi bénéficié d’une évaluation favorable. Un score soviétique qui permet, et c’est là l’astuce, de voir son salaire augmenter de 2,5 à 5%. Elle est pas belle, la vie?

L’Office fédéral du personnel, lui, se défend en attribuant cette excellence à la faculté des unités concernées à savoir dénicher les meilleurs collaborateurs du marché.

Le pasteur Fatzer, copie vaudoise du cégétéiste Martinez

L’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, elle, aurait peut-être dû donner un satisfecit au pasteur Fatzer plutôt que de le licencier. Car cette recrue du bon Dieu a tout du Philippe Martinez ecclésiastique. Outré par l’attitude de son employeur, il a entamé une grève de la faim en l’église Saint-Laurent de Lausanne, pour protester contre la gestion calamiteuse des ressources humaines de l’Eglise, pire qu’une entreprise de la pire espèce. «Le Matin Dimanche» a rendu visite à l’indigné couché qui avait prédit à son employeur le «feu d’artifice médiatique» en guise de punition. C’est réussi et plus facile à assurer que les feux de l’enfer.

Au lecteur qui souhaiterait un traitement moins contemporain de la chose religieuse, rendez-vous dans le «SonntagsBlick». Le journal lui apprendra que Zwingli, 500 ans après avoir réformé l’Eglise, s’apprête à réformer le cinéma! Toute sa vie dans un film bientôt sur les écrans et qui aura coûté 6 millions de francs, l’un des films suisses les plus chers de tous les temps.

Forces aériennes menacées

Ciel et hauteur toujours dans le «SontagsBlick», qui donne la parole au commandant des forces aériennes suisses, Aldo Schellenberg, après le crash de deux appareils Tiger F-5 il y a dix jours. Celui-ci déclare: «Sans nouveaux jets, nous n’aurons plus de forces aériennes en 2025.»

La tarification médicale a du plomb dans l’aile

Pour la tarification médicale TARMED, il reste encore moins de temps. «Le Matin Dimanche» et la «SonntagsZeitung» rappellent que médecins, hôpitaux et caisses maladie n’ont plus que quinze jours pour s'entendre sur une réforme de la tarification médicale TARMED, alors que les négociations durent depuis cinq ans sans qu’une solution ne se dessine. Du coup, le ministre de la santé Alain Berset va leur accorder un nouveau délai.

Les foudres d’Eric Stauffer

De délai, il est aussi question entre Eric Stauffer et son ancien parti, le MCG, dont il a démissionné. Le fondateur trublion ne supporte manifestement pas d’avoir été évincé de la présidence du parti qu’il a créé. Il raconte au «Matin Dimanche» avoir fixé un ultimatum à celui-ci: soit le MCG le rappelle d’ici à la fin de l’année, soit il créera un nouveau parti, le Parti genevois. «Qu’il le fasse, je n’ai pas peur», répond Ana Roch, celle qui lui a ravi la politesse.

Zurich contre les jeunes islamistes

Le «SonntagsBlick», lui, met en lumière une autre bataille, celle d’une unité spéciale de la police zurichoise contre une douzaine de jeunes islamistes radicaux. Cette section spéciale est spécialisée dans le travail de prévention, afin d’empêcher la préparation et l'exécution d'attentats terroristes en Suisse, explique son chef du service Rolf Weilenmann.

De la pluie et du beau temps

Il aura fallu attendre deux mois de pluie et de temps pourri pour apprendre enfin, par la «NZZ am Sonntag», ce qui se passe dans le ciel européen. A savoir la défection ô combien rageante, de notre anticyclone des Açores, lequel avait déjà pris la tangente à l’été 2014. A défaut de rassurer complètement les estivants, on comprendra au moins pourquoi mai et juin n’ont pas tenu leurs promesses. Petit espoir cependant: le bougre pourrait revenir traîner dans notre ciel...

Un petit coin de parapluie, contre un coin de paradis

Et pour transformer un temps de chien en tableau glamour resplendissant, lisez le portrait, dans «Le Matin Dimanche», de la marque normande de parapluies Le Véritable Cherbourg, référence dans le haut de gamme. Et très apprécié des Suisses argentés qui ne traitent pas la pluie avec mépris et désinvolture.

On apprend que la manufacture a aussi créé le Parapactum, sorte de parapluie blindé pour chefs d’Etat et patrons d’entreprises. On suggère ce produit, dans l’ordre, à François Hollande, à la nouvelle patronne du MCG ainsi qu’aux ressources humaines de l’Eglise évangélique réformée vaudoise...

Publicité