«Chez vous, vraiment?» Au téléphone, Esther Keller s’amuse de cette incrédulité, rétorque qu’après une matinée passée à donner des interviews dans le froid cinglant de la grisaille bâloise, elle préfère troquer la balade contre une invitation à la maison. Cet été déjà, la jeune vert’libérale recevait les médias dans son jardin pour lancer sa campagne électorale, marquant sa volonté d’afficher un profil progressiste, proche des gens et non conventionnel. «Je souhaite me montrer accessible, maintenant, mais aussi si je suis élue», glissait alors la Bâloise au quotidien bz Basel. Dans la foulée de son élection, la future conseillère d’Etat de 36 ans tient donc parole et nous donne rendez-vous au numéro 43.