La gauche avoue son malaise à l'approche des élections cantonales de mars 2017. Dans une lettre ouverte publiée ce vendredi, cinq anciens présidents du parti socialiste du Valais romand accentuent la pression sur leur ministre Esther Waeber-Kalbermatten. Ils souhaitent débattre de son bilan. Ils exigent aussi que les candidats se déclarent avant la fin mai, et que le parti organise un congrès avant la mi-septembre.

Les socialistes cherchent la meilleure stratégie pour conserver l'unique siège qu'il détiennent au gouvernement. Conquis en 1997, il a toujours été défendu par des Haut-Valaisans. Aujourd'hui, les socialistes du Bas-Valais semblent vouloir imposer leur candidat. Contactée, Esther Waeber Kalbermatten a choisi de ne pas s'exprimer. Ancien président du Conseil national, Stéphane Rossini ne cache pas ses ambitions.

Divisions entre Haut et Bas-Valaisans

Surpris par le courrier de ce vendredi, mais déjà interpellé sur la question lors du congrès du parti, l'actuel président des socialistes du Valais romand Gaël Bourgeois concède que «le Haut et le Bas ont des attentes différentes». A titre personnel, il souhaite que «la situation se décante avant l'été».

Les anciens présidents romands n'ont pas à imposer l'agenda du parti

Le temps jouant en leur faveur, les socialistes haut-valaisans sont moins pressés. Agacée, la présidente Doris Schmidhalter-Näfen estime que «la ministre choisira elle-même le meilleur moment pour communiquer», et que «les anciens présidents romands n'ont pas à imposer l'agenda du parti». Elle encourage Esther Waeber-Kalbermatten à se représenter.

Deux stratégies s'affrontent

Première femme à avoir siégé au sein de l'exécutif valaisan, la ministre devrait annoncer sa décision dans le courant du mois de mai. On saura alors si le parti socialiste demandera à ses militants de choisir entre les deux candidats. Un duel interne et ses inévitables déçus pourrait lui coûter cher.

Avec Esther Waeber Kalbermatten, le parti cherchait jusqu'ici à réunir les votes des Haut-Valaisans et des femmes. Stéphane Rossini semble plutôt parier sur une alliance avec les libéraux-radicaux. En octobre dernier, il avait ouvertement soutenu la candidature au Conseil des Etats du PLR Pierre-Alain Grichting. Ce dernier pourrait lui aussi briguer une place au gouvernement.