La collaboration académique entre le département de médecine de l'Université de Fribourg et le groupe de cliniques privées Hirslanden n'est pas encore d'actualité. Ce projet de partenariat n'est toutefois pas enterré. Le Conseil d'Etat a décidé de soumettre le rapport de faisabilité, concocté par l'Université et Hirslanden, à un groupe d'experts indépendants, afin de «disposer des éléments suffisants pour prendre une décision définitive.» Le rapport, attendu pour le printemps prochain, abordera notamment les questions du financement du projet et de sa viabilité à long terme.

A l'heure actuelle, l'étudiant en médecine peut accomplir ses deux premières années de formation à Fribourg. Il poursuit ensuite ses études, notamment pour les stages cliniques, à Berne, Zurich, Bâle ou Lausanne. Mais la refonte en cours de l'organisation des études de médecine menace directement l'existence du département fribourgeois. Au mois de janvier de cette année, le Conseil d'Etat a ainsi mandaté le Département de l'instruction et des affaires culturelles, afin de trouver une solution pour sauver le département.

Le risque de voir la médecine disparaître a débouché sur deux plans de sauvetage radicalement différents (Le Temps du 1er octobre 2001). Le premier veut garantir le statu quo, en proposant la signature d'une convention avec les autres universités. Le second entraîne une vraie révolution, en donnant à un groupe de cliniques privées un accès à la recherche universitaire, tout en créant une nouvelle faculté en Suisse.

Une situation qui arrange les partisans du statu quo (le Conseil d'Etat et le Rectorat). En brandissant le spectre d'une collaboration avec Hirslanden, ils peuvent négocier en position de force avec les autres universités.