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Les étudiants bâlois veulent bannir la «Weltwoche»

Le conseil des étudiants de l’université de Bâle demande de bannir l’hebdomadaire de Roger Köppel des enceintes universitaires. Réaction ulcérée de l'UDC, tandis que le rectorat mise sur le caractère «adulte» des étudiants

Le conseil des étudiants de l’université de Bâle veut interdire la distribution (gratuite) de la Weltwoche dans les locaux de l’alma mater rhénane, révèle la Basellandschaftliche Zeitung. Les étudiants appuient leur décision sur le contenu jugé «raciste, islamophobe et populiste de droite». Les étudiants ont émis leur demande à la direction de l’Association des étudiants, la Skuba, afin qu’elle convainque le rectorat de bannir l’hebdomadaire de Roger Köppel.

Dans un communiqué, les jeunes UDC de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne se disent «choqués par l’intolérance» du conseil des étudiants alors que cet organisme devrait représenter «les opinions de tous les étudiants». De la part de jeunes bien formés, il serait permis d’attendre une certaine ouverture «à l’égard de la confrontation d’idées», ajoutent-ils. Les jeunes UDC, qui demandent au rectorat de s’en tenir à la loi et à l’article sur la liberté d’opinion et des médias. Ils reprochent enfin à ce comité d’avancer «activement leurs opinions socialistes et leur propre agenda».

Opposition à Roger Köppel

Le quotidien bâlois rappelle que Roger Köppel et la Weltwoche sont fréquemment l’objet de controverses à l’université rhénane. Une conférence du conseiller national zurichois sur «Trump, le Brexit et leurs conséquences pour la Suisse», avait par exemple été critiquée par la parlementaire socialiste Sarah Wyss parce qu’elle n’avait pas été organisée par l’Université mais par le média lui-même.

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Le porte-parole du rectorat de l’Université a pris connaissance de la requête, selon le quotidien. Il rappelle que d’autres médias sont à disposition des étudiants, des journaux régionaux à l'hebdomadaire de gauche WochenZeitung (WoZ) en passant par les grands titres allemands. Jusqu’ici le rectorat n’a pas tenté de limiter l’offre de médias. Il ajoute que les étudiants et professeurs sont des «citoyens adultes qui peuvent et doivent se faire eux-mêmes une opinion».

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