La radioactivité sera mesurée par hélicoptère à Berne et à Genève, villes hôtes de l'Euro 2008. Motif? D'une part, depuis plus de dix ans, la Centrale nationale d'alarme (Cenal) effectue cet exercice dans un canton chaque année. D'autre part, il s'agit de ne pas sous-estimer les menaces terroristes qui ont été proférées. Du coup, l'exercice a été élargi à Berne et à Genève.

Représentant de Genève auprès du groupe fédéral de protection ABC, qui réunit toutes les mesures visant à lutter contre les menaces et les dangers de nature atomique, biologique et chimique, Marc Dumas explique: «L'engagement de bombes sales (ndlr: entourées de matériaux radioactifs) fait partie des menaces qui pèsent sur l'Euro 2008, troisième événement sportif en termes de spectateurs après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football. Pour mesurer un éventuel changement du niveau de radioactivité pendant l'Euro 2008, nous devons mesurer le niveau ambiant.»

Pendant l'événement, des sondes seront effectuées «aux endroits les plus stratégiques», précise Marc Dumas. En cas de besoin, «on peut faire appel à un hélicoptère sur la plaine de Plainpalais». Chargée de l'information auprès de la Cenal, Cindy Seiler renchérit: «Nous sommes responsables de prendre des mesures de protection de la population en cas de hausse de la radioactivité.»

Bâle et Zurich, autres villes hôtes, n'ont pas demandé à être observées. La première a fait l'exercice l'an passé, et la seconde préfère effectuer ses mesures «à une autre période», selon Marc Dumas. Parallèlement, la Cenal procédera à des mesures en Argovie, autour des centrales nucléaires de Leibstadt et de Beznau, de l'Institut Paul Scherrer et du dépôt intermédiaire de déchets faiblement et moyennement radioactifs de Würenlingen.