«Nous ne sommes pas en crise, car cela voudrait dire que nous ne maîtrisons plus la situation.» La ministre en charge Karin Keller-Sutter le répète volontiers: l’afflux de réfugiés ukrainiens et d’autres requérants d’asile constitue certes un défi, mais la Confédération, les cantons et les communes parviennent à le gérer. Malgré tout, la tendance va au durcissement, a constaté Le Temps en consultant les procès-verbaux de l’état-major spécial Asile, obtenus via la loi sur la transparence.